Les réponses :
Je n'ai pas d'explication pour le château différent de l'assiette n°2. Sans doute est-ce ainsi pour les numéros pairs mais je n'ai pas de n°4 et n°6 pour confirmer.
mardi 20 février 2001
samedi 30 décembre 2000
S&V 1914 : En captant la lumière solaire, nous pourrions nous passer de charbon
Ce post est le premier d'une série d'au moins 5 consacrés à des scans d'articles trouvés dans des vieux Science & Vie datant de 1914 à 1954. Il s'agit de quelques exemplaires que j'ai trouvé dans une brocante pour un prix très faible il y a quelques années.
L'article s'intitule "En captant la lumière solaire, nous pourrions nous passer de charbon" et est écrit par André Crober. Il s'agit du numéro 14 de S&V datant de 1914, le plus ancien que j'ai (je publierai ces scans par ordre chronologique).
Notons qu'à l'époque S&V se nomme "La science et la vie".
La technologie décrite par l'article n'est pas du photovoltaïque bien que cela aurait été possible puisque l’effet photovoltaïque a été découvert par Antoine Becquerel en 1839. Il s'agit simplement de systèmes dans lequel la chaleur est concentrée pour chauffer de l'eau.






vendredi 29 décembre 2000
La fiabilité des articles de Wikipédia
J'apprécie beaucoup Wikipedia mais il me semble qu'il ont des difficultés à gérer la croissance de leur notoriété. En effet, le message qui semble être passé auprès de nombreuses personnes qui découvrent WP ces derniers temps est qu'il s'agit d'une "encyclopédie gratuite faite par des amateurs" sans informations sur le processus de création.
Lorsque je rencontre des personnes ayant cette image de Wikipedia, plutôt que de défendre directement l'encyclopédie libre, j'explique son mode de développement et ce qui en découle. L'important est, à mon avis, de savoir déterminer si, pour un sujet donné, le principe du wiki va fonctionner ou pas.
Deux éléments sont à considérer. Le premier est de savoir si la "masse critique" d'éditeurs (réels ou potentiels) a été atteinte. L'autre est d'estimer le niveau de polémique du sujet.
La "masse critique" est liée au nombre d'yeux qui vont relire l'article et connaissent bien le sujet. La relecture n'est pas forcément volontaire au sens où cela peut être le fait de gens qui ne viennent pas spécifiquement pour relire mais qui feront la correction si besoin.
Il est logique de penser que le nombre d'expert sur un sujet technique très pointu ou une petite localité est faible. De plus, il y a un risque que plusieurs contributeurs tirent une information erronée d'une même source.
Un indice est le nombre de contributeur différents dans l'historique de l'article. Cependant, il n'indique pas le nombre de lecteurs compétents qui ont lu l'article sans y déceler d'erreur. En cas de doute pour l'article en français, il est possible d'aller voir l'article en anglais qui, sauf sur les sujets nationaux - et encore -, est généralement relu et modifié par plus de personnes donc plus fiable.
L'autre point est le niveau de polémique du sujet. Certains sujets vont déchaîner les passions et les oppositions. C'est typiquement le cas sur les questions politiques. Si la masse critique évoquée au dessus est atteinte et qu'il n'y a pas quelqu'un qui fait de l'obstruction, on peut s'attendre à un bon article encyclopédique qui présente les différents points de vue. Lire la page de discussion donne une bonne idée de l'état de la page.
Certains sujets sont porteurs de passions mais d'assez peu d'oppositions, par exemple des détails concernant des personnages de la saga StarWars. Il est raisonnable de penser que ces articles sont exacts.
Les sujets d'actualités sont un cas particulier auquel il faut faire attention. Ces articles peuvent être modifiés par différents courants voir être le terrain de guerres d'édition. On se rappelle de l'article sur l'EPR qui avait été modifié par les partisans d'un candidat après (pendant ?) un débat présidentiel pour refléter la boulette du dit candidat.
Un dernier point à considérer est l'adéquation entre le besoin de certitude et le temps passé pour jauger l'article. Inutile de prendre trop de temps à juger de la fiabilité d'une information futile. Au contraire, pour un besoin professionnel ou dans un cas pouvant avoir un impact financier, il serait irresponsable de ne pas lire les liens externes et de ne pas passer au moins autant de temps à consulter la page de discussion et l'historique que l'article lui-même.

Lorsque je rencontre des personnes ayant cette image de Wikipedia, plutôt que de défendre directement l'encyclopédie libre, j'explique son mode de développement et ce qui en découle. L'important est, à mon avis, de savoir déterminer si, pour un sujet donné, le principe du wiki va fonctionner ou pas.
Deux éléments sont à considérer. Le premier est de savoir si la "masse critique" d'éditeurs (réels ou potentiels) a été atteinte. L'autre est d'estimer le niveau de polémique du sujet.
La "masse critique" est liée au nombre d'yeux qui vont relire l'article et connaissent bien le sujet. La relecture n'est pas forcément volontaire au sens où cela peut être le fait de gens qui ne viennent pas spécifiquement pour relire mais qui feront la correction si besoin.
Il est logique de penser que le nombre d'expert sur un sujet technique très pointu ou une petite localité est faible. De plus, il y a un risque que plusieurs contributeurs tirent une information erronée d'une même source.
Un indice est le nombre de contributeur différents dans l'historique de l'article. Cependant, il n'indique pas le nombre de lecteurs compétents qui ont lu l'article sans y déceler d'erreur. En cas de doute pour l'article en français, il est possible d'aller voir l'article en anglais qui, sauf sur les sujets nationaux - et encore -, est généralement relu et modifié par plus de personnes donc plus fiable.
L'autre point est le niveau de polémique du sujet. Certains sujets vont déchaîner les passions et les oppositions. C'est typiquement le cas sur les questions politiques. Si la masse critique évoquée au dessus est atteinte et qu'il n'y a pas quelqu'un qui fait de l'obstruction, on peut s'attendre à un bon article encyclopédique qui présente les différents points de vue. Lire la page de discussion donne une bonne idée de l'état de la page.
Certains sujets sont porteurs de passions mais d'assez peu d'oppositions, par exemple des détails concernant des personnages de la saga StarWars. Il est raisonnable de penser que ces articles sont exacts.
Les sujets d'actualités sont un cas particulier auquel il faut faire attention. Ces articles peuvent être modifiés par différents courants voir être le terrain de guerres d'édition. On se rappelle de l'article sur l'EPR qui avait été modifié par les partisans d'un candidat après (pendant ?) un débat présidentiel pour refléter la boulette du dit candidat.
Un dernier point à considérer est l'adéquation entre le besoin de certitude et le temps passé pour jauger l'article. Inutile de prendre trop de temps à juger de la fiabilité d'une information futile. Au contraire, pour un besoin professionnel ou dans un cas pouvant avoir un impact financier, il serait irresponsable de ne pas lire les liens externes et de ne pas passer au moins autant de temps à consulter la page de discussion et l'historique que l'article lui-même.

Note : ce post m'a été inspiré par une conversation récente avec quelqu'un circonspect face à Wikipedia et manquant justement de critère pour savoir quand il pouvait faire confiance à l'encyclopédie libre. Introduire des concept tel la Catallaxie peut être intéressant mais ne me semble pas prioritaire dans ce type de conversation.
mercredi 22 novembre 2000
Logo de la CGT
En cette période de campagne prud'hommale en France, voici une petite réflexion — sans doute peu originale — sur le logo de la CGT, la Confédération générale du travail.
Pour rappel, le logo en question est le suivant :

Ce qui m'intéresse ici n'est pas la forme mais le fond et plus précisément la présence de l'article défini "la".
Le nom du syndicat, comme d'ailleurs celui des autres syndicats dit "représentatifs" en France est un acronyme. On peut s'étonner de l'utilisation de lettre minuscules plutôt que de capitales mais ce n'est pas le sujet. Il est d'usage pour les acronymes de les précéder d'un article défini lorsque l'on les utilise dans une phrase. Ceci est plus étrange dans un logo. On peut vérifier simplement qu'aucune autre organisation syndicale ne le fait et — à ma connaissance — aucune entreprise.
Ceci pourrait n'être qu'une coïncidence mais je rapproche ce fait d'une remarque que je me suis faite par ailleurs. Il est fréquent qu'une entreprise qui veut rajeunir son identité essaye de supprimer l'article. On peut citer comme exemple la Société d'application général électrique et mécaniques, plus connue sous le nom de Sagem, la Société nationale d'étude et de construction de moteurs d'aviation, Snecma, le Groupement industriel des armements terrestres, le Giat devenu Giat Industries puis Nexter ("Next"+"Terre"), l'Alsthom devenu Alstom (à l'origine Als.Thom, contraction de "Alsace" et de "Thomson") et d'autres. La SNCF a une situation intermédiaire, le slogan "SNCF, nous allons vous faire préférer le train" se passe de l'article mais le reste de la communication le garde.
Le point commun de ces entreprises est une forte tradition industrielle et ouvrière, un bon ancrage du syndicalisme et surtout une dépendance — parfois en cours de guérison — à l'argent public. J'ai remarqué en parlant avec des personnes ayant travaillé dans ces sociétés ou y travaillant encore que les anciens utilisaient l'article, certes en partie par habitude, mais surtout pour montrer qu'ils étaient là "avant" et qu'il préféraient la situation de l'époque à laquelle la rentabilité n'était pas un objectif et le rêve technique possible. Les plus râleurs — ils sont fréquents chez les "anciens" de l'industrie — étant souvent ceux qui insiste le plus sur l'ancien nom de l'entreprise.
Il y aurait donc un lien entre le "la" du logo de la CGT et la nolstalgie d'une certaine industrie d'Etat capable de faire le TGV et de rivaliser techniquement avec le monde entier (bref les USA) qu'importe le coût. Mais est-ce nécessaire pour remarquer l'archaïsme de ce syndicat, pire encore que les autres syndicats dit "représentatifs" de France ?
Pour rappel, le logo en question est le suivant :
Ce qui m'intéresse ici n'est pas la forme mais le fond et plus précisément la présence de l'article défini "la".
Le nom du syndicat, comme d'ailleurs celui des autres syndicats dit "représentatifs" en France est un acronyme. On peut s'étonner de l'utilisation de lettre minuscules plutôt que de capitales mais ce n'est pas le sujet. Il est d'usage pour les acronymes de les précéder d'un article défini lorsque l'on les utilise dans une phrase. Ceci est plus étrange dans un logo. On peut vérifier simplement qu'aucune autre organisation syndicale ne le fait et — à ma connaissance — aucune entreprise.
Ceci pourrait n'être qu'une coïncidence mais je rapproche ce fait d'une remarque que je me suis faite par ailleurs. Il est fréquent qu'une entreprise qui veut rajeunir son identité essaye de supprimer l'article. On peut citer comme exemple la Société d'application général électrique et mécaniques, plus connue sous le nom de Sagem, la Société nationale d'étude et de construction de moteurs d'aviation, Snecma, le Groupement industriel des armements terrestres, le Giat devenu Giat Industries puis Nexter ("Next"+"Terre"), l'Alsthom devenu Alstom (à l'origine Als.Thom, contraction de "Alsace" et de "Thomson") et d'autres. La SNCF a une situation intermédiaire, le slogan "SNCF, nous allons vous faire préférer le train" se passe de l'article mais le reste de la communication le garde.
Le point commun de ces entreprises est une forte tradition industrielle et ouvrière, un bon ancrage du syndicalisme et surtout une dépendance — parfois en cours de guérison — à l'argent public. J'ai remarqué en parlant avec des personnes ayant travaillé dans ces sociétés ou y travaillant encore que les anciens utilisaient l'article, certes en partie par habitude, mais surtout pour montrer qu'ils étaient là "avant" et qu'il préféraient la situation de l'époque à laquelle la rentabilité n'était pas un objectif et le rêve technique possible. Les plus râleurs — ils sont fréquents chez les "anciens" de l'industrie — étant souvent ceux qui insiste le plus sur l'ancien nom de l'entreprise.
Il y aurait donc un lien entre le "la" du logo de la CGT et la nolstalgie d'une certaine industrie d'Etat capable de faire le TGV et de rivaliser techniquement avec le monde entier (bref les USA) qu'importe le coût. Mais est-ce nécessaire pour remarquer l'archaïsme de ce syndicat, pire encore que les autres syndicats dit "représentatifs" de France ?
dimanche 19 novembre 2000
Centres téléphoniques automatiques
Voici des scans de documents datant d'un demi-siècle retrouvés chez mon grand-père. Il sont un témoignage de la transition entre les communications établies par une opératrice et les systèmes automatiques.
Le document principal est une petite page recto-verso pliée en 2 :




On note sur la troisième page que les communications moyenne et longue distance sont moins chère si l'on utilise le système automatique.
La notice rouge à laquelle il est fait référence page 1 est la suivante :


Contrairement à ce que j'ai cru initialement, ces papiers n'ont pas tous été distribués en même temps puisque celui-ci est daté de Mars 1959 alors que les premiers annonçaient les nouveautés à venir en 1958.

Nous sommes habitués à la tarification à la seconde, à l'époque le prix est appliqué par période indivisible de 3 minutes ! Un signal sonore prévient quelques secondes avant la fin d'une unité.
Sans indication de date :


Sur une fiche recto-verso plus épaisse :


Le document principal est une petite page recto-verso pliée en 2 :




On note sur la troisième page que les communications moyenne et longue distance sont moins chère si l'on utilise le système automatique.
La notice rouge à laquelle il est fait référence page 1 est la suivante :


Contrairement à ce que j'ai cru initialement, ces papiers n'ont pas tous été distribués en même temps puisque celui-ci est daté de Mars 1959 alors que les premiers annonçaient les nouveautés à venir en 1958.

Nous sommes habitués à la tarification à la seconde, à l'époque le prix est appliqué par période indivisible de 3 minutes ! Un signal sonore prévient quelques secondes avant la fin d'une unité.
Sans indication de date :


Sur une fiche recto-verso plus épaisse :


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