samedi 10 avril 2010

Jaime Escalante, R.I.P.

Jaime Escalante, the math teacher portrayed in the hit '80s movie Stand and Deliver, has died of cancer at age 79. Escalante is legendary for creating the advanced math 'pipeline' program at Garfield High in East Los Angeles in the '70s and '80s, an area populated mostly by poorer Hispanic families. Escalante's students eventually outpaced even richer schools in advanced placement tests for calculus. Escalante refused to accept excuses from his students or community about why they couldn't succeed, and demanded a standard of excellence from them, defying the notion that poor Hispanic kids just weren't capable of advanced work. While Escalante became a celebrity because of the hit movie about his efforts, jealousy from other teachers ... as well as red tape from teacher's unions and the public school bureaucracy, resulted in Escalante and his hand-picked teachers leaving Garfield. Since his departure, Garfield has never replicated Escalante's success with math students, and Reason Magazine reported on the shameful way in which others tore down what Escalante and his teachers worked so hard to build.
Source

Je ne connaissais ni cette personne ni le film qui l'a rendu célèbre Stand and Deliver (Envers et contre Tous) dans lequel il était interprété par Edward James Olmos (l'amiral Adama dans BSG).

La lecture de sa notice sur WP et de l'article de Reason montre comment un prof exceptionnel peut aider des élèves considérés comme irrécupérables. C'est triste de voir la réaction qu'ont eu les autres enseignants et l'administration de l'époque.

Qu'est-ce qu'un État ?

Dans le numéro de The Economist de cette semaine, on trouve un article très intéressant sur la difficulté à définir ce qui est un État. L'auteur balaye les critères possibles en donnant à chaque fois un contre-exemple.

Parmi les exemples marquants et/ou amusants, il a y :
  • L'Ordre de Malte est souverain dans ses deux bâtiments à Rome et émets des passeports,
  • Taiwan reconnu -- par complaisance -- uniquement par 23 pays principalement des petites iles a son extension internet .tw, un préfixe téléphonique et la reconnaissance par la FIFA alors que le Kosovo diplomatiquement mieux reconnu n'a aucun des trois. La richesse relative n'y est sans doute pas pour rien.
  • Le Somaliland a une monnaie et délivre des passeports biométriques mais l'Union Postale Universelle -- dont je découvre l'exisence -- ne le reconnais pas et seul les compagnies comme DHL y acheminent le courrier international. Par ailleurs, ce pays est un contre-exemple à la définition de Max Weber de l'État comme "monopole de l'usage légime de la violence".
  • Enfin, on apprend que commencera à Malte le mois prochain un tournoi de football des équipe non reconnue par la FIFA.
En essayant de vérifier le dernier point -- qui est surprenant car Malte est reconnu par le FIFA -- j'ai découvert l'existence de multiples tournois de ce type. Le tournoi évoqué est la VIVA Word Cup gagnée l'année dernière par la Padanie -- normal il sont italiens ... -- et organisée en 2010 à Gozo ("Ile de Calypso") dans l'archipel maltais.

Si vous trouvez le nom de la VIVA World Cup marrant, découvrez la FIFI Wild Cup !

lundi 22 mars 2010

Propagande : une couche de plus

Depuis quelque temps, on voit dans le métro parisien et sans doute ailleurs des affiches montrant un homme et une femme et demandant si leur travail vaut la même chose.

Passons sur le fait que l'affiche montre deux personnes en gros plan comme s'il fallait comparer la valeur du travail de ces deux individus ce à quoi on peut répondre qu'il est très probable que ces deux individus n'ont pas la même productivité.

Ce qui m'intéresse ici n'est pas en soit le thème de la campagne (tant mieux pour les patrons qui emploient des femmes aussi productives que les hommes pour moins cher et étrange que tous les employeurs assoiffés de profits ne fasse pas de même.)

Le point important à mon avis est que -- même si cela est relativement discret -- cette campagne est organisée et financée par la Commission Européenne comme l'indique le drapeau et surtout le site ec.europa.eu.

Après les messages sanitaires ou "sociaux" de tous genres matraqués par les municipalités, les départements, les régions et surtout l'État, voici l'échelon d'au dessus qui s'y met (à ma connaissance, c'est la première campagne de la CE de cette ampleur).

Pour l'anecdote, on peut consulter la version britannique page 35 du dernier numéro de The Economist.

samedi 20 février 2010

Rébus

Suite à un héritage, j'ai reçu récemment quatre assiettes en faïence de Gien décorées de maximes sous forme de rébus.Il me manque malheureusement la 4e et la 6e.C'est parfois assez tiré par les cheveux mais plutôt amusant, je vous les fait donc partager et attend vos solutions !




(cliquer si besoin sur les images pour en avoir une meilleure vue)

mardi 9 février 2010

Les veufs noirs

J'avais parlé de la série de nouvelles policières d'Isaac Asimov du Club des Veufs noirs au début de ce blog fin 2006. Plusieurs des recueils ne se trouvaient plus que d'occasion souvent à des prix assez élevé en français  comme en anglais (voir la Marketplace d'Amazon).

Les éditions Omnibus viennent de sortir une intégrale de la série en français pour 28€. Le volume fait tout de même 1100 pages. Pour des nouvelles, je trouve que plusieurs petits volumes est plus adapté car c'est le genre de texte que je lis plutôt en déplacement ou en vacances.





Le style d'Asimov est très simple à lire et on peut donc préférer la version originale. Je le recommande à ceux qui voudraient se mettre à la lecture de romans en anglais. Ceci dit, cette réédition est une bonne chose et j'espère qu'elle fera découvrir les Veufs noirs à un nouveau public en France.

Il y a une nouvelle dont je voudrais lire la traduction, Nothing like murder car elle contient plusieurs jeux de mots difficile à traduire dont un qui est la solution de l'énigme. Je n'en dit pas plus ...

Outre mes versions en anglais, je m'étais aussi acheté récemment "Le club des veufs noirs" daté de 2007 dans la collection Étonnants classiques chez Flammarion, content de voir une réédition en français pour juste 4€. Je ne connaissais pas cette collection. Elle vise visiblement les enfants et collégiens avec des éléments complémentaires pas trop mal fait. Ce qui m'a déplu est d'une part la présence de notes de bas de pages pour les mots censés être compliqués car le synonyme donné est souvent mal choisis mais surtout que le livre reprenne le titre du premier volume alors qu'il n'inclus que 4 nouvelles dont une du deuxième volume. Pire, la couverture indique "Texte intégral" mais les nouvelles sont amputées du petit mot d'Asimov ("Afterword") d'une page dans lequel il raconte la source de son idée et le contexte. Ces afterwords font pour moi une bonne partie du charme de la série. C'est sans doute mieux pour des très jeunes que bien d'autres livres mais le premier volume en poche neuf ou d'occasion le remplace avantageusement.