samedi 15 mai 2010

101 Things I Learned in xxxx School

J'avais beaucoup aimé 101 Things I Learned in Architecture School de Matthew Frederick paru en 200 chez MIT Press et j'avais regretté qu'il n'y en ait pas d'autres du même genre.


Sur chaque double pages du livre au format italien on trouve un dessin ou un schéma à gauche et un petit texte très clair à droite.

Ce premier ouvrage a été vendu à 120 000 exemplaires -- ce qui n'est certes pas une preuve de qualité -- et traduit en 12 langues mais malheureusement pas (encore ?) en Français.

Mon vœu est quasiment exaucé puisque MIT Press a créé une collection avec quatre nouveaux titres :
  • Business School
  • Film School
  • Fashion Film
  • Culinary School
qui sortiront vers la fin de l'année. L'éditeur demande des idées pour d'autres titres.



Une joli présentation et un prix très raisonnable (les nouveaux ont un peu plus de pages 212 au lieu de 128 et sont un peu plus cher).

lundi 3 mai 2010

Cobalt Aircraft (2)

J'avais déjà parlé de Cobalt Aircraft, il y a plusieurs années ici. BFM redonnait la parole au fondateur ce matin dans le cadre d'un programme de présentation de leur PME par des entrepreneurs cherchant des investisseurs, en particulier ceux voulant réduire leur ISF grâce à la loi TEPA.

Cobalt a maintenant un prototype qui devrait bientôt voler. Les dates présentes sur le site montrent un certain retard (par exemple, le premier vol à l'été 2009 dans la FAQ) mais le temps de développement reste bon pour un projet partant sans se baser sur un modèle existant.

En écoutant les quelques minutes de présentation ce matin, je pensais à SpaceX. Aucun de ces deux projets très ambitieux n'a encore complétement abouti mais ils sont bien avancés alors qu'ils ne partaient de rien. Plus précisément, il est probable que la rapidité de développement et les performances au moins prometteuses viennent de ce départ en "page blanche" aussi bien pour l'organisation que pour les choix techniques. Des ingénieurs expérimentés peuvent alors mettre en œuvres leurs idées sans le poids de l'historique qui est souvent énorme dans l'aéronautique et le spatial. Ceci dit, on ne fait pas un long courrier ou un lanceur lourd avec une petite équipe motivée sans bureaucratie.

Il y tout de même des limites à l'analogie avec SpaceX car cette dernière dépend d'un client institutionnel -- la NASA --, a commencé avec la fortune d'Elon Musk venant de PayPal et a fortement grossie -- ce que l'on peut souhaiter à Cobalt.

Cobalt

samedi 10 avril 2010

Jaime Escalante, R.I.P.

Jaime Escalante, the math teacher portrayed in the hit '80s movie Stand and Deliver, has died of cancer at age 79. Escalante is legendary for creating the advanced math 'pipeline' program at Garfield High in East Los Angeles in the '70s and '80s, an area populated mostly by poorer Hispanic families. Escalante's students eventually outpaced even richer schools in advanced placement tests for calculus. Escalante refused to accept excuses from his students or community about why they couldn't succeed, and demanded a standard of excellence from them, defying the notion that poor Hispanic kids just weren't capable of advanced work. While Escalante became a celebrity because of the hit movie about his efforts, jealousy from other teachers ... as well as red tape from teacher's unions and the public school bureaucracy, resulted in Escalante and his hand-picked teachers leaving Garfield. Since his departure, Garfield has never replicated Escalante's success with math students, and Reason Magazine reported on the shameful way in which others tore down what Escalante and his teachers worked so hard to build.
Source

Je ne connaissais ni cette personne ni le film qui l'a rendu célèbre Stand and Deliver (Envers et contre Tous) dans lequel il était interprété par Edward James Olmos (l'amiral Adama dans BSG).

La lecture de sa notice sur WP et de l'article de Reason montre comment un prof exceptionnel peut aider des élèves considérés comme irrécupérables. C'est triste de voir la réaction qu'ont eu les autres enseignants et l'administration de l'époque.

Qu'est-ce qu'un État ?

Dans le numéro de The Economist de cette semaine, on trouve un article très intéressant sur la difficulté à définir ce qui est un État. L'auteur balaye les critères possibles en donnant à chaque fois un contre-exemple.

Parmi les exemples marquants et/ou amusants, il a y :
  • L'Ordre de Malte est souverain dans ses deux bâtiments à Rome et émets des passeports,
  • Taiwan reconnu -- par complaisance -- uniquement par 23 pays principalement des petites iles a son extension internet .tw, un préfixe téléphonique et la reconnaissance par la FIFA alors que le Kosovo diplomatiquement mieux reconnu n'a aucun des trois. La richesse relative n'y est sans doute pas pour rien.
  • Le Somaliland a une monnaie et délivre des passeports biométriques mais l'Union Postale Universelle -- dont je découvre l'exisence -- ne le reconnais pas et seul les compagnies comme DHL y acheminent le courrier international. Par ailleurs, ce pays est un contre-exemple à la définition de Max Weber de l'État comme "monopole de l'usage légime de la violence".
  • Enfin, on apprend que commencera à Malte le mois prochain un tournoi de football des équipe non reconnue par la FIFA.
En essayant de vérifier le dernier point -- qui est surprenant car Malte est reconnu par le FIFA -- j'ai découvert l'existence de multiples tournois de ce type. Le tournoi évoqué est la VIVA Word Cup gagnée l'année dernière par la Padanie -- normal il sont italiens ... -- et organisée en 2010 à Gozo ("Ile de Calypso") dans l'archipel maltais.

Si vous trouvez le nom de la VIVA World Cup marrant, découvrez la FIFI Wild Cup !

lundi 22 mars 2010

Propagande : une couche de plus

Depuis quelque temps, on voit dans le métro parisien et sans doute ailleurs des affiches montrant un homme et une femme et demandant si leur travail vaut la même chose.

Passons sur le fait que l'affiche montre deux personnes en gros plan comme s'il fallait comparer la valeur du travail de ces deux individus ce à quoi on peut répondre qu'il est très probable que ces deux individus n'ont pas la même productivité.

Ce qui m'intéresse ici n'est pas en soit le thème de la campagne (tant mieux pour les patrons qui emploient des femmes aussi productives que les hommes pour moins cher et étrange que tous les employeurs assoiffés de profits ne fasse pas de même.)

Le point important à mon avis est que -- même si cela est relativement discret -- cette campagne est organisée et financée par la Commission Européenne comme l'indique le drapeau et surtout le site ec.europa.eu.

Après les messages sanitaires ou "sociaux" de tous genres matraqués par les municipalités, les départements, les régions et surtout l'État, voici l'échelon d'au dessus qui s'y met (à ma connaissance, c'est la première campagne de la CE de cette ampleur).

Pour l'anecdote, on peut consulter la version britannique page 35 du dernier numéro de The Economist.